Le jour où je me suis mise en couple avec mon colocataire

Se mettre en couple avec son/sa coloc, un pari forcément risqué ou une aventure à tenter ? Pour essayer de répondre à cette question, Anais, en colocation à Paris, a accepté de nous raconter son histoire. Des premiers signaux jusqu’au moment d’officialiser leur relation auprès de leurs autres colocataires, voici le récit d’Anais et Julien, qui sont parvenus à allier amour et vie en colocation.

Oct 18, 2019

Les premiers rapprochements

Nous sommes actuellement dans une coloc de 5 personnes dans le 19ème arrondissement de Paris. La coloc a commencé en septembre dernier et nous sommes 4 à venir de la même école, donc on se connaissait un peu avant.3 garçons, 2 filles, ça se passe bien, on communique tous de façon vertueuse, c’est nickel michel.Du coup, avec un de mes colocs mâles, on a commencé à se rapprocher un peu… Lui surtout, moi j'étais un peu sur mes gardes parce que je prends très au sérieux les conseils de ma vieille Grand-mère ("Tiens-leur la dragée haute, il y en aura bien un qui finira par sauter" et autres joyeusetés).

Ce coloc avait plein de petites attentions pour moi, il faisait la vaisselle ou le ménage "parce que ça me ferait plaisir".

Il me faisait des bisous sur la tempe pour me dire bonjour le matin, le soir il s'inquiétait si je rentrais tard, etc. Et puis moi je me suis rendu compte que quand je passais une mauvaise journée, je savais que la soirée serait mieux parce que je le verrai. Enfin, voilà, rapprochement classique si vous voulez.

Ça a continué avec des beaux poèmes de grands auteurs qu'il écrivait le matin sur des post-it dans la cuisine. C'était sur l'automne, sur l'amour, sur la famille ou encore la solitude. Toute la coloc en profitait mais j'ai eu confirmation plus tard de mon idée première : c'était un peu surtout pour moi, quand même.

Il y a eu aussi deux soirées film où on s’est fait des petites papouilles diskrétos parce qu'on voulait pas que les autres remarquent. On était toujours pas ensemble et je me posais plein de questions, donc je le faisais bien mariner, le pauvre. Ça devait le rendre fou... Il faut que je précise un truc : ce garçon est très attentionné et tactile de nature, alors j'avais du mal à faire la part des choses entre les trucs qui semblaient "normaux" et ceux qui étaient des signes clairs et nets. Aussi, une fois on rentrait d'une soirée au parc Asterix (si si) et on a pris un Taxi pour rentrer à la coloc. Il était allongé sur moi dans le Taxi, avec un bras sous mes genoux, on a papoté tout le long du trajet et quand on est descendus en disant qu'on avait faim, le Taxi m'a sorti "Sinon vous pouvez le manger, lui, mademoiselle". J'étais trop gênée ! Mais de quoi tu te mêles, Joe le Taxi ?!? Et puis bonjour le sous-entendu sexuel ! J'ai répondu "Euh non merci, je ne suis pas cannibale" et j'ai débarrassé le plancher.



De colocs à « plus-que-colocs-keur-love »

Enfin, voilà le fin mot de l'histoire : comment c'est passé de "colocs" à "plus-que- colocs-keur-love". Ça s'est passé en un week-end : mon week-end d'anniversaire. Le jour de mon anniversaire (qui était le vendredi), il a posé une boîte dans ma chambre pendant que j'étais sous la douche. C'était une boîte de café avec un post-it qui disait que ce n'était pas du café dedans, qu'il fallait que je l'ouvre et que lui m'expliquerait dans la cuisine. Dedans, il y avait une Patate (il sait que j'adore les patates), avec marqué dessus au tip-ex :

"Bon anniversaire Anais, La plus douce, Ton Julien”.  

Et autour de la patate il y avait un bracelet avec plein de perles de toutes les couleurs. C'était mega chou. Le bracelet, c'est du toc mais je l'adore, je le mets tous les jours. Il m'a expliqué par la suite que c'était un bracelet qui permettait d'ouvrir les Chakras et qu'il me l'avait offert un peu en mode "blague" parce que je voulais faire du yoga et de méditation pour gérer mon stress.  

En tous cas j'ai passé un vendredi de très bonne humeur et je suis ensuite rentrée chez mes parents pour passer un excellent week-end avec tout plein de monde. Mais cette histoire de garçon et de bracelet me taraudait. Je me disais que j'allais faire quelque chose le dimanche soir en rentrant.

Donc le dimanche soir, avec le coloc en question, on se pose sur mon lit pour se raconter notre week-end et on papote, on papote, on se rapproche, on papote encore, on se rapproche encore plus, on flippe dès qu'on entend du bruit dans l'immeuble parce qu'on se dit que si les autres colocs rappliquent, ça va ruiner l'occasion et à un moment j'ai pris mon courage à deux mains et BAM JE L'AI PECHO !

Après en avoir parlé avec le garçon, qui soutient morticus que c'est lui qui m'a pecho, on s'est mis d'accord sur un pourcentage de 55% lui et 45% moi. C'est honnête, il était quand même plus démonstratif que moi.En tous cas, on en a bien discuté et on a décidé de pas le dire tout de suite aux colocs. Bon, on a réussi à "faire illusion" (tu parles, tout le monde nous avait grillé) pendant une semaine avant de le leur dire. Quand on l'a annoncé, tout le monde était content pour nous, on a même un coloc qui a sorti son rhum pour prendre un shot en disant qu'on était là "coloc du LOVE". Deux jours plus tard, on a appris que ce coloc, là, avec son rhum, s'était en fait mis avec une de nos potes LE MÊME JOUR QUE NOUS.  Si ça c'est pas une coloc du love, je ne sais pas ce que c'est.

Voilà, donc c'est une histoire qui finit bien. Enfin, qui n'est pas finie mais qui avance bien. Depuis, avec mon plus-que-coloc-keur-love, on a fait un brunch, deux restos, trois cinés, une visite du Père Lachaise avec un super Papi-guide et le week-end prochain, on va se reposer ensemble en Normandie.

J'espère que cette petite saga vous a plu,
La bise.

Les premiers rapprochements

Nous sommes actuellement dans une coloc de 5 personnes dans le 19ème arrondissement de Paris. La coloc a commencé en septembre dernier et nous sommes 4 à venir de la même école, donc on se connaissait un peu avant.3 garçons, 2 filles, ça se passe bien, on communique tous de façon vertueuse, c’est nickel michel.Du coup, avec un de mes colocs mâles, on a commencé à se rapprocher un peu… Lui surtout, moi j'étais un peu sur mes gardes parce que je prends très au sérieux les conseils de ma vieille Grand-mère ("Tiens-leur la dragée haute, il y en aura bien un qui finira par sauter" et autres joyeusetés).

Ce coloc avait plein de petites attentions pour moi, il faisait la vaisselle ou le ménage "parce que ça me ferait plaisir".

Il me faisait des bisous sur la tempe pour me dire bonjour le matin, le soir il s'inquiétait si je rentrais tard, etc. Et puis moi je me suis rendu compte que quand je passais une mauvaise journée, je savais que la soirée serait mieux parce que je le verrai. Enfin, voilà, rapprochement classique si vous voulez.

Ça a continué avec des beaux poèmes de grands auteurs qu'il écrivait le matin sur des post-it dans la cuisine. C'était sur l'automne, sur l'amour, sur la famille ou encore la solitude. Toute la coloc en profitait mais j'ai eu confirmation plus tard de mon idée première : c'était un peu surtout pour moi, quand même.

Il y a eu aussi deux soirées film où on s’est fait des petites papouilles diskrétos parce qu'on voulait pas que les autres remarquent. On était toujours pas ensemble et je me posais plein de questions, donc je le faisais bien mariner, le pauvre. Ça devait le rendre fou... Il faut que je précise un truc : ce garçon est très attentionné et tactile de nature, alors j'avais du mal à faire la part des choses entre les trucs qui semblaient "normaux" et ceux qui étaient des signes clairs et nets. Aussi, une fois on rentrait d'une soirée au parc Asterix (si si) et on a pris un Taxi pour rentrer à la coloc. Il était allongé sur moi dans le Taxi, avec un bras sous mes genoux, on a papoté tout le long du trajet et quand on est descendus en disant qu'on avait faim, le Taxi m'a sorti "Sinon vous pouvez le manger, lui, mademoiselle". J'étais trop gênée ! Mais de quoi tu te mêles, Joe le Taxi ?!? Et puis bonjour le sous-entendu sexuel ! J'ai répondu "Euh non merci, je ne suis pas cannibale" et j'ai débarrassé le plancher.



De colocs à « plus-que-colocs-keur-love »

Enfin, voilà le fin mot de l'histoire : comment c'est passé de "colocs" à "plus-que- colocs-keur-love". Ça s'est passé en un week-end : mon week-end d'anniversaire. Le jour de mon anniversaire (qui était le vendredi), il a posé une boîte dans ma chambre pendant que j'étais sous la douche. C'était une boîte de café avec un post-it qui disait que ce n'était pas du café dedans, qu'il fallait que je l'ouvre et que lui m'expliquerait dans la cuisine. Dedans, il y avait une Patate (il sait que j'adore les patates), avec marqué dessus au tip-ex :

"Bon anniversaire Anais, La plus douce, Ton Julien”.  

Et autour de la patate il y avait un bracelet avec plein de perles de toutes les couleurs. C'était mega chou. Le bracelet, c'est du toc mais je l'adore, je le mets tous les jours. Il m'a expliqué par la suite que c'était un bracelet qui permettait d'ouvrir les Chakras et qu'il me l'avait offert un peu en mode "blague" parce que je voulais faire du yoga et de méditation pour gérer mon stress.  

En tous cas j'ai passé un vendredi de très bonne humeur et je suis ensuite rentrée chez mes parents pour passer un excellent week-end avec tout plein de monde. Mais cette histoire de garçon et de bracelet me taraudait. Je me disais que j'allais faire quelque chose le dimanche soir en rentrant.

Donc le dimanche soir, avec le coloc en question, on se pose sur mon lit pour se raconter notre week-end et on papote, on papote, on se rapproche, on papote encore, on se rapproche encore plus, on flippe dès qu'on entend du bruit dans l'immeuble parce qu'on se dit que si les autres colocs rappliquent, ça va ruiner l'occasion et à un moment j'ai pris mon courage à deux mains et BAM JE L'AI PECHO !

Après en avoir parlé avec le garçon, qui soutient morticus que c'est lui qui m'a pecho, on s'est mis d'accord sur un pourcentage de 55% lui et 45% moi. C'est honnête, il était quand même plus démonstratif que moi.En tous cas, on en a bien discuté et on a décidé de pas le dire tout de suite aux colocs. Bon, on a réussi à "faire illusion" (tu parles, tout le monde nous avait grillé) pendant une semaine avant de le leur dire. Quand on l'a annoncé, tout le monde était content pour nous, on a même un coloc qui a sorti son rhum pour prendre un shot en disant qu'on était là "coloc du LOVE". Deux jours plus tard, on a appris que ce coloc, là, avec son rhum, s'était en fait mis avec une de nos potes LE MÊME JOUR QUE NOUS.  Si ça c'est pas une coloc du love, je ne sais pas ce que c'est.

Voilà, donc c'est une histoire qui finit bien. Enfin, qui n'est pas finie mais qui avance bien. Depuis, avec mon plus-que-coloc-keur-love, on a fait un brunch, deux restos, trois cinés, une visite du Père Lachaise avec un super Papi-guide et le week-end prochain, on va se reposer ensemble en Normandie.

J'espère que cette petite saga vous a plu,
La bise.

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